Ce sont « MON, MES, NOS » employés !

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Premier article de l'année, écrit par Éric Bélair pour une première collaboration, merci Éric !

J'en profite pour vous souhaiter tous nos veux pour ces 12 prochains mois, qu'ils soient riches de découvertes, rencontres, sourires et apprentissages bien sûr ;)

 

Ce sont « MON, MES, NOS » employés !

Au cours des quelques années à titre de recruteur / chasseur / dépisteur de talents, le nombre de fois que j’ai eu le reproche :

      « D’avoir sollicité nos employés »

      « D’avoir débauché notre employé »

         ou encore la meilleure : « D’avoir volé notre employé ».

J’affectionne particulièrement la dernière qui impliquerait que je me promène masqué avec un véhicule non identifié pour courageusement traîner un employé contre son gré vers des terres meilleures.

Si seulement c’était vrai mon travail n’en serait d’autant plus facile et je pourrais vraiment être un recruteur Ninja.

Ce qui me frappe pourtant dans chacun de ces scénarios, c’est la réclamation concernant un employé comme étant une possession, voire une chaise de bureau, devrais-je plutôt dire d’un tabouret, nous sommes quand même à l’air des aires ouvertes.

Comprenant l’état de pénurie de talents auxquels nous faisons face et qui risque de certainement s’amplifier, je comprends la réaction mais je trouve trop souvent qu’elle est unilatérale.

Votre employé?   Vous voulez dire le même qui m’a indiqué à plusieurs reprises qu’il souhaitait quitter votre organisation car vous l’aviez bloqué autant dans sa progression de responsabilités que de rémunération? La même progression que le compétiteur lui offre largement l’ayant jugé lui digne de cette confiance.

J’ai rencontré dans ma carrière deux types de gestionnaires;

Le premier voit effectivement l’employé comme la possession de l’organisation et un outil qui lui est nécessaire pour atteindre ses objectifs organisationnels. Très souvent, il est confortable dans une organisation qui favorise des belles clauses de non concurrence, très restrictives pour limiter les cheminements de carrières possibles voir même l’utilisation de mise en demeure si ces dernières ne sont pas respectées.

Le deuxième est ce que je qualifierais de « gestionnaires humains » qui voit l’employé non pas comme une possession mais une responsabilité. Une responsabilité de le faire grandir et s’épanouir professionnellement, idéalement au sein de l’organisation de préférence mais également à l’externe avenant le cas où l’employé aurait excédé les conditions de croissances internes et doit poursuivre son enrichissement ailleurs.

Dans les deux cas, force d’admettre que l’employé n’est pas une possession mais bel et bien un être humain qui a un choix et dans notre situation économique plusieurs choix. L’ouverture et la centralisation sur le besoin de l’humain ne pourraient-elles pas d’ailleurs être une source de solution et d’inspiration pour l’acquisition de talents ?

Créer des bassins de talents collectifs pour des compagnies non compétitrices qui partagent des besoins de talents avec des compétences similaires.

Ne voulant rien enlever au travail de fidélisation ou d’engagement, travail de fond qui a certes sa place, de vouloir garder un employé à tout prix lorsque l’opportunité de croissance n’est pas présente n’est-il pas largement plus nuisible que de l’accompagner dans son cheminement ailleurs ? Un départ n’est pas une fin. Combien de compagnies ont d’ailleurs mis en place des programmes d’Alumni pour entretenir des relations avec leurs bons éléments.

J’en profite d’ailleurs pour remercier une bonne gestionnaire et un président qui m’ont un jour dit, Eric tu seras toujours le bienvenu parmi nous, n’hésites pas à nous faire signe car notre porte reste ouverte. Merci Joanne et Stéphan pour votre confiance et maturité qui ont largement motivé mon retour et c’est avec un grand plaisir que nous poursuivons notre croissance en 2019.

Éric Bélair

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